
Il est bien sûr trop tôt pour tirer des enseignements définitifs de la crise sanitaire. Les enjeux sont immédiats et le temps à la gestion opérationnelle. Néanmoins, il est certain qu’il y aura au sein des organisations supply un avant et un après COVID-19. On peut donc commencer à s’interroger, à réfléchir et à identifier des leviers potentiels, notamment digitaux, pour préparer l’après.
La situation actuelle le rappelle de façon incontestable : le transport de marchandises est indispensable à bien des aspects. Sur le pont pour assurer l’approvisionnement du pays dans des circonstances exceptionnelles, les professionnels du transport, chez les donneurs d’ordres comme chez les transporteurs, démontrent comme à leur habitude une grande ingéniosité pour trouver des solutions dans l’urgence. Au niveau opérationnel, les difficultés sont nombreuses : au-delà de la forte baisse des volumes transportés, les flux sont déséquilibrés, le remplissage des véhicules n’est plus garanti, les plans de transport sont largement remaniés et la capacité difficile à trouver pour certaines liaisons. Les conducteurs et manutentionnaires, pour leur part, continuent à exercer leur métier dans des circonstances très difficiles, parfois trop. Il faut saluer leurs efforts et leur travail qui sont plus que jamais d’utilité publique.
En bref, chacun fait tout ce qui est possible pour gérer au mieux les opérations. L’enjeu est pour l’heure ici. Cependant, déjà, des voix se font entendre afin de mener une réflexion profonde sur les supply chains : leur complexité, leur allongement continu, l’entrelacement et donc l’interdépendance des différentes parties prenantes sont en cause. Le moindre grain de sable et tout est déréglé. On parle de retour à la proximité, de relocalisation de la production — qui auraient en outre des conséquences écologiques souhaitables, encore que cela fasse débat. Cela s’entend.

Il est bien sûr trop tôt pour tirer des enseignements définitifs de la crise sanitaire. Les enjeux sont immédiats et le temps à la gestion opérationnelle. Néanmoins, il est certain qu’il y aura au sein des organisations supply un avant et un après COVID-19. On peut donc commencer à s’interroger, à réfléchir et à identifier des leviers potentiels, notamment digitaux, pour préparer l’après.
La situation actuelle le rappelle de façon incontestable : le transport de marchandises est indispensable à bien des aspects. Sur le pont pour assurer l’approvisionnement du pays dans des circonstances exceptionnelles, les professionnels du transport, chez les donneurs d’ordres comme chez les transporteurs, démontrent comme à leur habitude une grande ingéniosité pour trouver des solutions dans l’urgence. Au niveau opérationnel, les difficultés sont nombreuses : au-delà de la forte baisse des volumes transportés, les flux sont déséquilibrés, le remplissage des véhicules n’est plus garanti, les plans de transport sont largement remaniés et la capacité difficile à trouver pour certaines liaisons. Les conducteurs et manutentionnaires, pour leur part, continuent à exercer leur métier dans des circonstances très difficiles, parfois trop. Il faut saluer leurs efforts et leur travail qui sont plus que jamais d’utilité publique.
En bref, chacun fait tout ce qui est possible pour gérer au mieux les opérations. L’enjeu est pour l’heure ici. Cependant, déjà, des voix se font entendre afin de mener une réflexion profonde sur les supply chains : leur complexité, leur allongement continu, l’entrelacement et donc l’interdépendance des différentes parties prenantes sont en cause. Le moindre grain de sable et tout est déréglé. On parle de retour à la proximité, de relocalisation de la production — qui auraient en outre des conséquences écologiques souhaitables, encore que cela fasse débat. Cela s’entend.
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Au-delà du mode d’utilisation, des solutions mettent spécifiquement l’accent sur la coopération entre professionnels de la supply chain au sein d’une même entreprise, en prenant généralement – mais pas exclusivement – la forme de TMS en mode SaaS, elles permettent de planifier et d’assurer le suivi des opérations de transport en y ajoutant des outils de communication avancés et/ou en organisant une communauté d’utilisateurs. Le contexte actuel constitue donc une épreuve du feu pour ces solutions tant leurs promesses sont devenues pertinentes pour gérer au mieux les opérations.
L’autre enjeu de coopération, et peut-être le plus important dans cette crise, est celui des échanges entre donneurs d’ordres et transporteurs. Chacun d’eux en subit les conséquences : difficultés à mener les opérations, chute des volumes, manque à gagner… Nécessairement, dans ce contexte qui nécessite une prise de décision rapide, il est crucial de bien communiquer, d’échanger et de bien informer. On a vu par exemple que les augmentations tarifaires annoncées par certains transporteurs — qui peuvent se comprendre tant il est incontestable que leur rentabilité est touchée — ont pu provoquer l’indignation chez des chargeurs également en proie à d’importantes difficultés.
Il faut plus que jamais maintenir le dialogue, et ce n’est pas qu’une question de moyens de communication. Pour conserver une logique partenariale, les donneurs d’ordres et leurs prestataires doivent pouvoir disposer des mêmes informations, des mêmes données, afin de partir sur de bonnes bases de discussions et faire des constats communs.

Au-delà du mode d’utilisation, des solutions mettent spécifiquement l’accent sur la coopération entre professionnels de la supply chain au sein d’une même entreprise, en prenant généralement – mais pas exclusivement – la forme de TMS en mode SaaS, elles permettent de planifier et d’assurer le suivi des opérations de transport en y ajoutant des outils de communication avancés et/ou en organisant une communauté d’utilisateurs. Le contexte actuel constitue donc une épreuve du feu pour ces solutions tant leurs promesses sont devenues pertinentes pour gérer au mieux les opérations.
L’autre enjeu de coopération, et peut-être le plus important dans cette crise, est celui des échanges entre donneurs d’ordres et transporteurs. Chacun d’eux en subit les conséquences : difficultés à mener les opérations, chute des volumes, manque à gagner… Nécessairement, dans ce contexte qui nécessite une prise de décision rapide, il est crucial de bien communiquer, d’échanger et de bien informer. On a vu par exemple que les augmentations tarifaires annoncées par certains transporteurs — qui peuvent se comprendre tant il est incontestable que leur rentabilité est touchée — ont pu provoquer l’indignation chez des chargeurs également en proie à d’importantes difficultés.
Il faut plus que jamais maintenir le dialogue, et ce n’est pas qu’une question de moyens de communication. Pour conserver une logique partenariale, les donneurs d’ordres et leurs prestataires doivent pouvoir disposer des mêmes informations, des mêmes données, afin de partir sur de bonnes bases de discussions et faire des constats communs.

La deuxième dimension est celle de la visibilité « tactique ». Car, au-delà de la gestion des urgences, il faut également savoir identifier des tendances et des dérives lourdes qui seront, à n’en pas douter à l’aune de l’ampleur de la crise, très coûteuses. Qu’est ce qui ne fonctionne pas ? Pourquoi la performance s’est dégradée ? Comment y répondre ? En offrant une vision consolidée et précise de la performance, les solutions de pilotage permettent de prendre des décisions raisonnables, rationnelles, pour aboutir à un transport plus résilient. Pour ce faire, disposer d’indicateurs construits sur des données homogénéisées et fiables sera un prérequis clé.
La crise actuelle met également en lumière l’absolue nécessité d’automatiser ou du moins de largement faciliter certaines opérations, notamment pour faire face à l’imprévu quand les ressources sont limitées. Prenons la question de la capacité. Ces dernières années, on a vu apparaître de nombreuses plateformes proposant de faciliter l’équilibrage des flux aller et retour en mettant en relation chargeurs en recherche de transport et prestataires en recherche de chargements. Or, on est bien dans une situation où les flux sont extrêmement déséquilibrés et les volumes à transporter limités. Ainsi, des transporteurs doivent renoncer à des trajets qui entraîneraient une rentabilité insuffisante voire une perte nette, faute de remplissage et de garanties de trouver un chargement au retour. En miroir, certains donneurs d’ordres peinent à trouver de la capacité, cette dernière étant entamée par les mesures de chômage partiel, la fermeture de site ou la suspension d’activité de transporteurs. Dans ce contexte, les plateformes d’intermédiation ont une carte à jouer. Mais la facilitation de la mise en relation suffira-t-elle à compenser les effets de la situation décrite ci-dessus ?
D’autres procédés sont très chronophages et peuvent être automatisés : on pense au reporting, au contrôle de la facturation… Ce ne sont pas forcément sujets centraux en temps de crise, bien sûr, et on peut être tenté de les ignorer afin de prioriser la gestion de l’immédiat. L’automatisation permet de ne pas avoir à prendre cette décision.

La deuxième dimension est celle de la visibilité « tactique ». Car, au-delà de la gestion des urgences, il faut également savoir identifier des tendances et des dérives lourdes qui seront, à n’en pas douter à l’aune de l’ampleur de la crise, très coûteuses. Qu’est ce qui ne fonctionne pas ? Pourquoi la performance s’est dégradée ? Comment y répondre ? En offrant une vision consolidée et précise de la performance, les solutions de pilotage permettent de prendre des décisions raisonnables, rationnelles, pour aboutir à un transport plus résilient. Pour ce faire, disposer d’indicateurs construits sur des données homogénéisées et fiables sera un prérequis clé.
La crise actuelle met également en lumière l’absolue nécessité d’automatiser ou du moins de largement faciliter certaines opérations, notamment pour faire face à l’imprévu quand les ressources sont limitées. Prenons la question de la capacité. Ces dernières années, on a vu apparaître de nombreuses plateformes proposant de faciliter l’équilibrage des flux aller et retour en mettant en relation chargeurs en recherche de transport et prestataires en recherche de chargements. Or, on est bien dans une situation où les flux sont extrêmement déséquilibrés et les volumes à transporter limités. Ainsi, des transporteurs doivent renoncer à des trajets qui entraîneraient une rentabilité insuffisante voire une perte nette, faute de remplissage et de garanties de trouver un chargement au retour. En miroir, certains donneurs d’ordres peinent à trouver de la capacité, cette dernière étant entamée par les mesures de chômage partiel, la fermeture de site ou la suspension d’activité de transporteurs. Dans ce contexte, les plateformes d’intermédiation ont une carte à jouer. Mais la facilitation de la mise en relation suffira-t-elle à compenser les effets de la situation décrite ci-dessus ?
D’autres procédés sont très chronophages et peuvent être automatisés : on pense au reporting, au contrôle de la facturation… Ce ne sont pas forcément sujets centraux en temps de crise, bien sûr, et on peut être tenté de les ignorer afin de prioriser la gestion de l’immédiat. L’automatisation permet de ne pas avoir à prendre cette décision.
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