Transition bas-carbone du transport : le digital doit permettre aux entreprises d'accélérer

Dernière mise à jour :
April 13, 2023

Le fret, c’est une évidence, pèse lourdement sur le réchauffement climatique. Pourtant, au-delà de quelques actions symboliques liées aux motorisations propres, peu d’entreprises parviennent à agir concrètement et efficacement pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Pourquoi ? Les obstacles sont nombreux mais beaucoup peuvent être levés grâce au digital.

On pourrait revenir longuement sur le rôle du transport de marchandises sur le réchauffement climatique. On sait qu’il représente environ 10% des émissions mondiales. Plus inquiétant encore, la trajectoire est en toute vraisemblance haussière, malgré des motorisations de moins en moins émettrices. C’est l’effet conjugué du e-commerce et de ses flux last-mile éclatés ainsi que de l’allongement des chaînes d’approvisionnement. Sur ce dernier point, la crise du COVID a provisoirement délayé le phénomène, mais il ne faut pas se faire d’illusions.

Pour sortir de cette situation, quelles options ? Une bonne partie d’entre elles sont sans aucun doute d’ordre politique, mais ce n’est pas ici ce qui nous intéresse. La réponse n’est pas non plus dans le progrès des motorisations ou le développement des énergies alternatives.

Le premier point est déjà pleinement intégré aux projections pessimistes de l’OCDE par exemple.

Le second se heurtera encore longtemps à une offre insuffisante, tant en termes d’infrastructure que de capacité de production ou de transport desdites énergies.

Le sujet est urgent, et il serait bien irresponsable d’attendre les bras ballants qu’une solution miracle fasse son apparition ou devienne viable économiquement.

La clé du transport bas-carbone est chez les donneurs d’ordres… à certaines conditions

Des leviers importants sont dans les mains des entreprises donneuses d’ordres (les chargeurs). Leur position de clients les dotent d’un pouvoir d’incitation conséquent auprès de leurs prestataires de transport.

Il ne s’agit pas ici de leur permettre de se décharger de leurs responsabilités sur leurs prestataires (3/4PL) mais d’entrer dans une logique collaborative afin d’obtenir une vision d’ensemble de la performance opérationnelle et environnementale de leurs transports.

Le fret, c’est une évidence, pèse lourdement sur le réchauffement climatique. Pourtant, au-delà de quelques actions symboliques liées aux motorisations propres, peu d’entreprises parviennent à agir concrètement et efficacement pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Pourquoi ? Les obstacles sont nombreux mais beaucoup peuvent être levés grâce au digital.

On pourrait revenir longuement sur le rôle du transport de marchandises sur le réchauffement climatique. On sait qu’il représente environ 10% des émissions mondiales. Plus inquiétant encore, la trajectoire est en toute vraisemblance haussière, malgré des motorisations de moins en moins émettrices. C’est l’effet conjugué du e-commerce et de ses flux last-mile éclatés ainsi que de l’allongement des chaînes d’approvisionnement. Sur ce dernier point, la crise du COVID a provisoirement délayé le phénomène, mais il ne faut pas se faire d’illusions.

Pour sortir de cette situation, quelles options ? Une bonne partie d’entre elles sont sans aucun doute d’ordre politique, mais ce n’est pas ici ce qui nous intéresse. La réponse n’est pas non plus dans le progrès des motorisations ou le développement des énergies alternatives.

Le premier point est déjà pleinement intégré aux projections pessimistes de l’OCDE par exemple.

Le second se heurtera encore longtemps à une offre insuffisante, tant en termes d’infrastructure que de capacité de production ou de transport desdites énergies.

Le sujet est urgent, et il serait bien irresponsable d’attendre les bras ballants qu’une solution miracle fasse son apparition ou devienne viable économiquement.

La clé du transport bas-carbone est chez les donneurs d’ordres… à certaines conditions

Des leviers importants sont dans les mains des entreprises donneuses d’ordres (les chargeurs). Leur position de clients les dotent d’un pouvoir d’incitation conséquent auprès de leurs prestataires de transport.

Il ne s’agit pas ici de leur permettre de se décharger de leurs responsabilités sur leurs prestataires (3/4PL) mais d’entrer dans une logique collaborative afin d’obtenir une vision d’ensemble de la performance opérationnelle et environnementale de leurs transports.

CC Awjfp

On pourrait penser qu’un calcul effectué par les transporteurs faciliterait les analyses. Les transporteurs français y sont d’ailleurs obligés. Malheureusement, les méthodologies comme les nomenclatures divergeant, on se retrouve une nouvelle fois en bout de chaîne avec des données hétérogènes et, donc, ni consolidables ni comparables en l’état.

Pour relever ce double défi — dépasser la complexité des flux et traiter en continu des données inexploitables en l’état — il faut donc des outils de calcul spécifiques.

Ils doivent être en mesure :

  • de normaliser des données hétérogènes,
  • d’intégrer nombre de variables évoquées précédemment (mode, motorisation, segment, schéma, distances parcourues…). Certaines de ces variables sont difficiles d’accès (car détenues par les transporteurs). Forcer leur récolte contribue à leur homogénéisation.

Calcul des GES : un prérequis indispensable

Une fois les données normalisées, consolidées et le calcul des émissions effectué, il convient de restituer les informations.

Une telle restitution doit permettre :

  • L’analyse de la performance : Quel transporteur est le plus contributeur ? Sur quel segment de transport ? Pour quel site de départ ? Quel jour de la semaine ? Pourquoi ?
  • Le diagnostic de la performance (sous la forme de constats chiffrés).
  • La définition d’objectifs réalistes.
  • L’identification de pistes pour les atteindre.
  • Le pilotage de la performance et en particulier le suivi de l’impact des actions menées

Les tableaux de bord dynamiques sont un mode de restitution idéal. Ils permettent l’exploration des composants clés de la performance carbone.

Pour les construire, la démarche est similaire à celle mise en œuvre pour piloter les coûts ou la qualité de service mais requiert également un savoir-faire quant aux émissions de GES des transports. Ce savoir-faire est actuellement largement moins développé au sein des entreprises.

On pourrait penser qu’un calcul effectué par les transporteurs faciliterait les analyses. Les transporteurs français y sont d’ailleurs obligés. Malheureusement, les méthodologies comme les nomenclatures divergeant, on se retrouve une nouvelle fois en bout de chaîne avec des données hétérogènes et, donc, ni consolidables ni comparables en l’état.

Pour relever ce double défi — dépasser la complexité des flux et traiter en continu des données inexploitables en l’état — il faut donc des outils de calcul spécifiques.

Ils doivent être en mesure :

  • de normaliser des données hétérogènes,
  • d’intégrer nombre de variables évoquées précédemment (mode, motorisation, segment, schéma, distances parcourues…). Certaines de ces variables sont difficiles d’accès (car détenues par les transporteurs). Forcer leur récolte contribue à leur homogénéisation.

Calcul des GES : un prérequis indispensable

Une fois les données normalisées, consolidées et le calcul des émissions effectué, il convient de restituer les informations.

Une telle restitution doit permettre :

  • L’analyse de la performance : Quel transporteur est le plus contributeur ? Sur quel segment de transport ? Pour quel site de départ ? Quel jour de la semaine ? Pourquoi ?
  • Le diagnostic de la performance (sous la forme de constats chiffrés).
  • La définition d’objectifs réalistes.
  • L’identification de pistes pour les atteindre.
  • Le pilotage de la performance et en particulier le suivi de l’impact des actions menées

Les tableaux de bord dynamiques sont un mode de restitution idéal. Ils permettent l’exploration des composants clés de la performance carbone.

Pour les construire, la démarche est similaire à celle mise en œuvre pour piloter les coûts ou la qualité de service mais requiert également un savoir-faire quant aux émissions de GES des transports. Ce savoir-faire est actuellement largement moins développé au sein des entreprises.

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